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 Alcool et dépression.

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Coco
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Date d'inscription : 01/05/2007

MessageSujet: Alcool et dépression.   19.05.09 14:27

L'alcool est-il un anxiolytique et/ou antidépresseur ?

Tout d'abord une constatation : anxiété et dépression sont retrouvées 1,5 à 2 fois plus souvent dans la population alcoolique que dans la population non alcoolique. L'association anxiété/dépression/alcoolisme est assez fréquente : 15 à 30 %.

Dans la majorité des cas, la consommation excessive d'alcool et la dépendance apparaissent avant le véritable syndrome anxieux ou la véritable dépression. On dit que l'alcoolisme est primaire. Dans le cas inverse, il est secondaire, c'est-à-dire qu'il apparaît après le trouble de l'humeur.

En fait, les patients ont expérimenté, comme chacun, au début de l'alcoolisation, les effets désinhibiteurs, euphorisants et sédatifs de l'alcool. En cas de dépression ou d'anxiété ils peuvent en rechercher les effets, s'automédicant en quelque sorte. Mais les effets pharmacologiques de l'alcool s'inversent lors de l'alcoolisation chronique du fait de l'adaptation progressive du système nerveux central. Ainsi les dépendants primaires développent-ils parfois anxiété et dépression secondaires, et le recours à l'alcool est non seulement inefficace mais il peut aggraver les anxieux ou dépressifs primaires. Ceci crée un véritable cercle vicieux.



A noter que lors de la psychose maniaco-dépressive, caractérisée par des périodes de manie puis de dépression, l'alcoolisation est moindre lors des phases de dépression.

On se rappellera aussi que les alcooliques ont tendance à minimiser, voire à nier leur
alcoolo-dépendance pour privilégier une affection psychique telles l'anxiété ou la dépression moins "coûteuses" en terme de culpabilité dans notre culture, bien que les choses soient en train d'évoluer favorablement dans ce domaine.

En pratique, chez le patient alcoolo-dépendant, le meilleur anxiolytique et le meilleur antidépresseur au long cours, c'est l'abstinence. Les anxiolytiques sédatifs ne sont prescrits que lors de la cure de sevrage, à doses dégressives, pendant 2 semaines environ, pour éviter la survenue d'une autre dépendance. Chez 90 % des patients, un mois d'abstinence normalise l'humeur. Ce n'est que chez des patients présentant toujours une anxiété ou une dépression ou chez ceux qui développent une "dépression post-sevrage" (10 %) que la prescription adaptée de psychotropes se fera pour éviter les réalcoolisations.
http://www.alcoweb.com/alcoweb/front/Controller?controller=InterligoController&action=loadPage&codeRubrique=17&codePage=308

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"les promesses illusoires des boissons hallucinatoires n'apporte hélas que déboires".

"Soyez d'abord un phare pour vous-même, l'important est de ne pas se perdre."
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